Sécurité

L’augmentation de l’insécurité au Cameroun, due à la délinquance et à la criminalité, a connu une recrudescence très sensible ces dernières années mais, le pays étant immense, l’intensité et la fréquence des actes de violence signalés diffèrent d’une région à l’autre.


Les risques sécuritaires au Cameroun

Le Consulat attire votre attention sur les questions de sécurité lors des déplacements dans le pays.

-Terrorisme – risque d’enlèvements
Le risque terroriste existe en particulier dans l’Extrême-Nord en raison d’incursions du groupe terroriste Boko Haram. Les occidentaux sont particulièrement ciblés. Le risque d’enlèvements est présent dans les zones frontalières est et ouest des régions Nord et Adamaoua.
La situation sécuritaire dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est dégradée depuis la fin de l’année 2017. Plusieurs enlèvements d’officiels et de civils ont eu lieu. Des étrangers présents dans ces régions ont également été ciblés.

-Risque routier
Les routes camerounaises sont dangereuses, en particulier l’axe Yaoundé-Douala.
La présence de camions transportant du bois (grumiers), dont l’état du véhicule est souvent défaillant et les dépassements dangereux constituent un danger permanent.
La plus grande vigilance est recommandée et la circulation de nuit est déconseillée.

-Criminalité
Des faits de délinquance dans les villes (vols à l’arrachée, agressions), des « coupeurs de route » dans les campagnes, notamment dans les régions proches du Tchad et de la Centrafrique sont régulièment rapportés.
La vigilance et le bon sens permettent de s’en prémunir (éviter de conduire de nuit sur des routes isolées, éviter certains quartiers…).
Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre des précautions, tant lors des déplacements (à pied ou en véhicule) qu’au domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des rôdeurs isolés, mais aussi des bandes organisées, se livrent à des cambriolages et agressions nocturnes.

-Troubles socioéconomiques
Une détérioration des conditions de vie pourrait mener à des manifestations de mécontentement.
Certaines régions présentent des fragilités particulières :
Au Nord et à l’Extrême-Nord, les populations doivent faire face aux exactions de Boko Haram, à la présence de réfugiés nigérians (près de 100 000) et aux conséquences des dérèglements climatiques sur l’agriculture.
A l’Est, l’accueil de près de 300 000 réfugiés centrafricains fragilise l’équilibre socioéconomique de cette région.
Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, des mouvements de contestation, se sont développés depuis novembre 2016.

- Piraterie maritime

La navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime.

-Risques naturels
Le Mont Cameroun est un volcan en activité. Les randonneurs doivent être prudents au sommet. Il est déconseillé de s’y rendre actuellement en raison des troubles qui affectent la région Sud-Ouest (cf. infra).
Certains lacs de zone volcanique (ouest) sont susceptibles d’émanations soudaines de grandes quantités de dioxyde de carbone retenues dans leurs profondeurs (près de 2.000 morts autour du lac Nyos en 1986).
Les régions Nord et Extrême Nord connaissent des inondations fréquentes en saison des pluies. La plupart d’entre elles sont par ailleurs en zone rouge ou orange.

Zones formellement déconseillées (rouge)

-Région Extrême-Nord  :
A l’exception de la ville de Maroua, toute la région Extrême-Nord du Cameroun est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvements (cf. supra).
-Frontière nigériane :
L’ensemble de la frontière avec le Nigéria est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (Boko Haram, miliciens du Delta du Niger, etc.).
-Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad :
Il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 km le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la RCA en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants …). Les villes de Garoua-Boulaï, de Touboro et de Yokadouma sont situées sur des axes routiers importants à proximité de la frontière est du Cameroun, dans des zones formellement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, ou encore Bertoua à Yokadouma, doit se faire sous escorte militaire. Pour les traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).
-Sud-Ouest :
Tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé, compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en 2008.
- Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il est déconseilléde s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).
Enfin, depuis l’intensification de la crise dans les régions anglophones (cf. supra), il convient d’éviter formellement les axes de circulation « Kumba - Ekondo Titi – Mundemba » et « Ekok – Mamfé ».

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

-Régions Nord et départements de la Vina et du Mbéré dans l’Adamaoua : dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et dans l’est de l’Adamaoua (départements de la Vina et du Mbéré) , le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Toutefois, des incidents de sécurité sont régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur, enlèvements nombreux visant principalement des éleveurs locaux.
Les ressortissants français vivant dans ces régions sont invités à signaler leur présence ou celle de Français de passage ainsi que leurs déplacements dans le Septentrion à la section consulaire de l’ambassade de France à Yaoundé, via l’adresse mail du consulat : admin-francais.yaounde-fslt@diplomatie.gouv.fr
En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection militaire est très recommandée (contacter la gendarmerie). Les voyages de nuit sont vivement déconseillés.
-Régions Nord-Ouest et Sud-Ouest : Au-delà des axes et zones formellement déconseillés (cf. supra), ces deux régions connaissent une insécurité croissante En conséquence, il est expressément recommandé d’observer les conseils suivants :

  • suivre les recommandations susceptibles d’être formulées par les autorités locales ;
  • respecter les couvre-feux décidés par les autorités ;
  • se tenir à l’écart des rassemblements ou manifestations ;
  • éviter de se déplacer de façon ostensible pendant les « journées villes mortes ».

Pour tout déplacement dans ces deux régions, qui ne sauraient être entrepris que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).

D’autres zones sont à vigilance renforcée, aussi, avant tout départ il est conseillé de consulter le site du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères  : Conseils aux voyageurs - Sécurité pour connaître les dernières actualités ainsi que les autres zones à risque.


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Informations Générales

Le Cameroun est un État de droits. Tout voyageur est tenu naturellement de respecter les lois et les règlements ainsi que les représentants de la force publique.

En revanche, il faut refuser de transiger en cas d’abus d’autorité. Les gendarmes (militaires coiffés d’un béret rouge), à la différence des policiers, ne sont pas habilités à percevoir des amendes ou consignations.

Les risques de délinquance sont accrus dans les principales agglomérations, il est nécessaire d’appliquer quelques mesures simples : éviter de fréquenter les quartiers isolés, n’emporter que le minimum d’argent liquide, éviter les bijoux voyants.

Il y a des coupeurs de routes en province, à cela s’ajoute la conduite difficile des automobilistes et le réseau routier plus ou moins satisfaisant suivant les régions. Il est donc conseillé de ne pas voyager de nuit.

En bord de mer, il convient d’éviter les plages la nuit et même le jour si elles sont désertes.




Signalement de votre présence sur le territoire camerounais

Par ailleurs, si vous êtes en déplacement temporaire à l’étranger, inscrivez-vous sur Ariane pour signaler votre présence.
Ariane vous permet, lorsque vous effectuez un voyage ou une mission ponctuelle, de vous signaler gratuitement et facilement auprès du ministère des Affaires étrangères. L’inscription sur le site Ariane, conçue en concertation avec la CNIL, offre toutes les garanties de sécurité et de confidentialité des données personnelles.


Pour un temps de séjour supérieur à 6 mois à l’étranger, vous pouvez vous inscrire au registre des Français établis hors de France en vous adressant au Consulat de France le plus proche.


Recommandations

D’une manière générale, les précautions suivantes sont recommandées :

  • Ne tentez jamais de résister aux exigences des agresseurs, qui en général ne visent que les valeurs ou les biens.
  • Ne vous rendez pas dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux. Evitez de vous promener dans les rues et les quartiers isolés ou mal fréquentés.
  • Se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
  • En voiture, verrouillez vos portes et gardez les vitre remontées ; Circulez le moins possible de nuit car les risques d’accidents augmentent, les obstacles étant moins visibles (défauts de la chaussée, véhicules mal éclairés), et les possibilités d’agressions également,
  • En cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels que l’on embauche (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Gardez une copie des pièces d’identité de vos employés et vos biens les plus précieux en un lieu sûr si vous le pouvez. Veillez à fermer les accès à votre domicile en toutes circonstances et à sécuriser (grilles) la « zone nuit ». Il est vivement recommandé d’avoir à portée de main, dans les chambres, les téléphones portables et les numéros d’urgence.
  • Renseignez-vous sur les conditions de sécurité de votre itinéraire avant le départ auprès de votre hôtel, d’amis sur place et tenez compte de leurs conseils de prudence. Confiez si possible une copie de celui-ci à quelqu’un avec qui l’on pourra communiquer en cas d’urgence. Donnez fréquemment de vos nouvelles à vos proches,
  • Les spécialistes des voyages conseillent de faire particulièrement attention aux taxis,
  • Faites des photocopies de votre passeport et de votre billet de retour,
  • Laissez vos objets de valeur et ceux qui sont irremplaçables dans le coffre-fort d’un hôtel ou en lieu sûr. Quand vous devez circuler, n’emportez que les sommes ou les cartes de crédit nécessaires. Faites une copie de votre carte de crédit et de vos codes confidentiels afin de pouvoir les annuler rapidement en cas de besoin ; Si vous devez utiliser un guichet de retrait automatique, surveillez votre entourage, soyez si possible accompagné et faites-le pendant les heures de bureau et à l’intérieur d’une banque.



Numéros d’urgence à Douala

Gendarmerie 24h/24h : 13 (Fixe) 113 (Mobile)
Police 24h/24h : 17 (Fixe) 117 (Mobile)
Consulat France - sécurité 24h/24h : 699 80 05 52
Police judiciaire 24h/24h : 233 42 16 93
Groupe mobile d’Intervention -G.M.I. 24h/24h : 233 42 15 50


Numéros d’urgence à Yaoundé

Gendarmerie 24h/24h : 13 (Fixe) 113 (Mobile)
Police 24h/24h : 17 (Fixe) 117 (Mobile)
Section consulaire - sécurité 24h/24h : 699 99 92 55


Numéros d’urgence à Garoua

Gendarmerie 24h/24h : 22 27 50 46
Police 24h/24h : 17 (Fixe) 117 (Mobile)
Agence consulaire : 699 50 02 75 - 699 51 16 39 - 222 27 19 32

Dernière modification : 28/03/2018

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